FRAIS DE PORT :

0 à 35 € : 3 €

A partir de 36  € : Offerts !

liber-mirabilis.com

Mon compte

Panier  
Effectuer la commande
  • ACCUEIL
  • ROMANS
  • ESSAIS
  • REVUE LIBER MIRABILIS
  • Collection : ABSOLITUDES
  • Collection : VOILES
  • Collection : SOLEIL DE NUIT
  • Collection : SCARAMOUCHE
  • BOUQUINERIE RARE
  • NOS ECRIVAINS
  • Blog : TOUTES NOS INFORMATIONS !
  • CONTACT
  • ACCUEIL
  • ROMANS
  • Le cœur en bandoulière

Le cœur en bandoulière

1760626-le-coeur-en-bandouliere
Nouveau
Le cœur en bandoulière
Le cœur en bandoulière
Cervellin-Chevalier Isabelle  Cervellin-Chevalier Isabelle

20,00 €

Ajouter au panier

Après l’enterrement de sa mère, Léa découvre une photo de son père disparu depuis vingt ans. Un mot : Mahajanga.

Description

Après l’enterrement de sa mère, Léa découvre une photo de son père disparu depuis vingt ans. Un mot : Mahajanga.

Décidée à se reconstruire, Léa part sur les traces de ce père devenu un étranger au bout du monde. Entre naufragés de la vie et désespérés de la survie, à Madagascar, surgit un univers où tout est possible et improbable à fois. Ce roman interroge la filiation, l’identité et le regard occidental sur l’Autre. Partie chercher des réponses, Léa s’engage sur un chemin jalonné de questions, de rencontres et de surprises.

 

 

Après la Grèce, Chypre, l’Arabie saoudite, la Centrafrique et le Cambodge, Isabelle Cervellin-Chevalier a séjourné un an à Madagascar en tant que Chargée de Projet Francophonie ; un nouveau choc culturel qui a donné naissance à ce roman axé sur le lien familial et le sens de la vie.

 

 

Préface

 

Il est des histoires qui commencent sans préambule, et des vies qui s’achèvent sans laisser derrière elle d’épitaphe.

 

Entre les deux, il y a un rayon de soleil qui caresse la joue, le bleu du ciel qui se dilue entre les doigts, l’écume des vagues qui mousse d’impertinence, et la terre qui recouvre le tout d’un voile de passé.

 

Le reste n’a pas d’importance.

 

LES PREMIERES PAGES :

Mahajanga

C’est lui. En chemisette à fleurs ouverte jusqu’au nombril, le torse bombé, la bedaine tendue. Quelle dégaine ! Silhouette muffin débordant du bermuda. Ces petites guiboles comme des baguettes de tambour. On dirait qu’il est pieds nus. Ou en tongs. Peut-être. Une espèce de bob en tissus lui tombe sur les lunettes. Ça oui, c’est bien le genre de lunettes qu’il portait. Pas vraiment carrées, juste un peu oblongues, en écailles. Il n’a pas l’air de s’en faire. On dirait même qu’il a l’air fier de lui. Ou content. Et cette gamine qui s’accroche à lui. D’où elle sort celle-là ? Elle est noire ? Barbie fait le trottoir. Sac à main rose miniature en fourrure et mini-jupe conceptuelle. Ça n’a pas dû lui coûter cher en tissu ! Qu’est-ce que c’est que ce carnaval ? Mahajanga. C’est le nom de la fille ? Pourquoi pas Pocahontas ? Il aurait pu se fendre d’un petit mot. « Pour Léa, ton papa qui t’aime », non, bien sûr, n’allons pas jusque là ! Au moins, « bonjour de… » ou « Bonjour à Léa » ou « Je pense à Léa ». Rien. Depuis quand elle est là, cette photo ? Pourquoi ne m’a-t-elle jamais dit qu’elle l’avait reçue ? On les a regardés combien de fois ses albums ? Chaque fois que je suis venue ces derniers temps, c’est tout ce qu’on a fait : regarder les albums de photos.

 

« Ça lui redonne un sursaut de vie ! Elle est contente quand vous venez, on s’en rend compte ! »

 Ses doigts glissaient sur les clichés, ses souvenirs, les années.

–      Tu te rends compte comme on est, et comment on devient ?

–      Eh oui ! Tu étais une belle femme maman !

–      Je suis maman ?

–      Oui ! Tu es maman, tu t’en souviens de temps en temps. C’est pas grave.

 

Pourquoi, celle-là, elle la gardait dans le tiroir de sa table de chevet ? Peut-être qu’elle ne se rappelait pas de lui. Tant mieux. Oublier, parfois, c’est mieux. Puisqu’il nous a abandonnées. Mahajanga. C’est lui qui a envoyé cette photo ? Quand ? Il a quoi sur cette photo ? soixante-quinze ans ? quatre-vingts ? Elle date de quand ? Elle est récente ? C’est un homme de quatre-vingt-deux ans ça ? Peut-être. Difficile à dire. Pourquoi il lui a envoyé ça ? Allez, et si on tournait un peu la plaie autour du couteau… Il a dû l’envoyer à la maison. L’adresse, il a quand même dû s’en rappeler ! Donc, c’était avant qu’on la mette en location ? Ou alors ce sont les locataires qui l’ont reçue et qui l’ont fait suivre ? Il n’y a plus notre nom sur la boîte aux lettres. À moins que quelqu’un lui ait donné des nouvelles ? Ça m’étonnerait. Qui ? Qui a entendu parler de lui depuis qu’il est parti ? Envolé. Volatilisé. Lui aussi.

 

Il faut que ce soit aujourd’hui qu’il ressorte du tiroir, la tronche enfarinée, déguisé comme pour un mardi gras avec une gamine accrochée à sa vie. Qui l’a prise, d’ailleurs ? Aucun indice. C’est quoi cette merdeuse à son bras qui à l’âge d’être ma fille ? Je comprends qu’il ne me l’ait pas envoyée à moi. De toute façon il n’a pas mon adresse. Il ne sait rien. Trou noir intergalactique.

 

Les robes, je peux les donner.  Les infirmières les utiliseront pour d’autres pensionnaires. Les albums, oui, je vais les emporter. Je prendrai le temps de les regarder. Je garderai peut-être quelques souvenirs. Ce sera l’occasion de reconstruire le puzzle mental de la généalogie. De suivre le fil. « Celle-là aussi, oui, je la prends. Merci pour tout ce que vous avez fait pour elle. Douze ans, ça a été une tranche de vie quand même ! Vous étiez un peu sa famille.  Au revoir ».

 

PAIEMENT SÉCURISÉ 

CONTACT

[email protected]

06.71.32.85.80

LIVRAISON RAPIDE

Port offert à partir de 36 € de commande !

Politique de confidentialité Gestion cookies Mon Compte Créer un site internet