ÉCHAPPÉES VERS LES HORIZONS INTANGIBLES
Myriam Philibert nous ouvre les portes de l’invisible dans une recherche où la Connaissance se lie à l’intuition pour guider l’Eternel étudiant…
AILLEURS
« L’homme intérieur ne se situe ni dans le temps, ni dans l’espace, mais purement et simplement dans l’éternité. »
Maître Eckhart
Ailleurs devient ainsi un (ou des) autre(s) monde(s), fantasmagorique(s). Des synonymes entrent en lices : chimère, illusion, fantasme, songe, rêve, vision, apparence ou fiction, allégorie, imagination, idéal. Il est impossible d’en développer toutes les applications. On ne peut que les suggérer. Donnons donc au mot trois acceptions :
- les civilisations oubliées, méconnues, fantastiques, les pays imaginaires, etc.
- l’ailleurs du chamanisme
- les conceptions actuelles que suggère la science.
Les civilisations étranges…
EXTRAIT :
Que les portes du vaste Ciel s’ouvrent devant moi !
Que les portes de la Terre soient verrouillées devant moi.
Textes des pyramides
Avant de laisser là le chemin de terre pour élever les yeux vers la forteresse qui défie l’horizon, il convient de s’arrêter aux portes. Font-elles partie des murs ou représentent-elles le passage vers un autre lieu, un autre temps ou un autre état ? Dans le labyrinthe, toutes les portes sont virtuelles, alors que dans le temple ou le dolmen, elles ont une existence effective. Ouvertes ou fermées, elles gardent jalousement leur mystère. Nul ne sait ce qu’il y a au-delà. Une terreur sans nom saisit toujours celui qui se risque à les franchir. Les lourds vantaux du temple d’Abou Simbel : l’inconnu se dissimule dans l’obscurité impénétrable ! Ici se situe la nette séparation entre profane et sacré, entre extérieur et intérieur, entre en-deçà et au-delà, entre ici et ailleurs. Entrer équivaut à se jeter dans la noirceur la plus totale, dans l’introspection. Sortir signifie émerger du chaos pour s’extérioriser et arriver vers la lumière. Éternelle dualité particule-onde !
À un moment donné du processus alchimique, les ouvertures doivent être hermétiquement closes et garder captif le Minotaure. Réciproquement, c’est vers la sortie et/ou la montée que les Grecs de l’époque classique ont perçu le passage des portes du labyrinthe. Cette approche est en opposition avec celle des Égyptiens et des peuples de la protohistoire européenne. Ouvertes ou fermées, les portes n’ont pas le même potentiel ni la même charge émotionnelle. Nous en avons fait l’expérience dans le dolmen des Fées à Pépieux. Des promeneurs avaient placé une dalle pour obstruer, symboliquement, l’une des ouvertures circulaires appelées « trou d’homme », que les gens du néolithique fermaient par une dalle-hublot, peu avant notre passage. Le résultat était colossal et le taux vibratoire atteignait des valeurs difficilement supportables pour un corps physique incarné. Sachant que des bouchons fermaient ces ouvertures rondes, il est facile d’imaginer le choc physique et émotif de celui qui devait demeurer à l’intérieur dans un espace clos et une obscurité profonde, à des fins que l’on est forcé de qualifier d’initiatiques.
À l’entrée du temple d’Edfou, deux portes se côtoient, celle de la mort et celle de la vie : les gardiens ne s’y trompent pas et sourient si on les questionne. Tout temple offre une ou plusieurs portes et la numérique explicite leur symbolique. Le nombre 1 demeure difficile à gérer, c’est pourquoi, un seuil vient en contrebalancer la puissance. Quant à 2, il propose une alternative. Voie de gauche et voie de droite sont engagées. Enfin, le nombre 3 apporte une solution équilibrée. Dans les labyrinthes à une seule ouverture, au seuil extérieur, où l’on meurt sur le plan symbolique, répond un seuil intérieur qui est l’entrée dans le sanctuaire secret. Là, l’ascension de l’âme ou la transmutation deviennent possible. Avec d’autres exemples, il peut ne pas y avoir de porte et le défilement infini confine à l’extase ; la farandole s’enferme dans le schéma. Certains affirment avoir vécu ce temps infini – avant d’en être lassé et de souhaiter revenir au défilement du temps. Il n’y a ni point de départ, ni point d’arrivée. Il en est ainsi à Nazca. Qu’attendre ou espérer ? Probablement, un état de conscience modifié. Enfin, il existe des labyrinthes à deux entrées. Nazca en propose. Deux parcours égaux permettent de passer du non-être à la vie. Ou d’expérimenter la rotondité de la terre. Se décèle un choix entre voie de droite et voie de gauche, ou plan physique et plan cosmique. Au cœur de la structure, un seuil très perturbateur introduit le projet dans la résonance du nombre 3. Quant au pèlerin qui traverse la structure, qu’en ressent-il ? Un changement de niveau. On peut voir ceux-ci comme l’étalement d’un paysage depuis l’arrière-plan un peu flou et incertain jusqu’au-devant de la scène, distinct, solide, concret, à toucher de main. Ou comme les chamans, en une succession d’étages qui vont du sol, central et terre à terre, à des paliers de plus en plus légers et élevés, jusqu’à des hauteurs vertigineuses et quasi inabordables. Il peut arriver également que l’on déboule dans l’inframonde pour se retrouver face à ses cauchemars les plus horrifiques ou pire, face à des entités malveillantes qui prétendent détenir les proies qu’elles retiennent.
Si vous voulez trouver les secrets de l’Univers, pensez en termes d’énergie, de fréquence, d’information et de vibration.
Nikola Tesla
Table des matières
Ailleurs
1 MYTHES
1 périple en quête d’îles fabuleuses
2 cités d’or et continents étranges
3 montagnes saintes…
4 Et centres occultes
2 PASSAGES
1 pas, portes et passages
2 interfaces, inter-mondes
3 la quatrième dimension
3 VOYAGES
1 vol magique
2 conscience altérée
3 mondes invisibles, mondes parallèles
4 mondes intangibles, mondes immatériels
Épilogue
Bibliographie