jean-marc savary éditeur

PETE DE THUNES - Robert PICO

21,00 EUR
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PETE DE THUNES - Robert PICOEn photo : Bob PICO et Sylvie VARTAN

EXTRAIT :
En 66, tout augmentait. Un journal coûtait 0 Franc 40, la place de cinéma, 3 F, un litre d’essence, autour de 0,95. Le prix des disques croissait aussi ; même ceux de Nino Ferrer, qui demandait si « Z’avez pas vu Mirza », ceux de Pascal Danel, avec sa « Plage aux romantiques », sur laquelle on dansait, pieds nus dans le sable, comme sur ce super hit de Sinatra : « Strangers in the night » … exchanging glances, wondering in the night, what were the chances, we’d be sharing love, before the night was through …
En raclant les fonds de tiroirs et mon compte SACEM, je parviens pénible à m’acheter un coupé 204. J’avais hésité entre la Floride, la Dauphine et la Caravelle 1100 . Par contre, Gainsbourg nous épate, Joe et moi, lorsqu’il nous avoue le montant de ses droits d’auteur pour sa « Poupée de cire poupée de son », de l’année précédente. Il a ramassé tellement de blé, comme il dit, qu’il peut s’offrir une Rolls. Lorsque j’y monte la première fois, quelques mois plus tard pour nous rendre à Deauville à un gala de bienfaisance avec la jeune Jane Birkin et Charles Level, Serge et moi nous évoquons en riant la tournée des caves à vin des Pyrénées-Orientales, et la soirée Canetti avec Brassens. Sa Rolls empestait le mégot froid et le cuir de Russie.
Serge voulait changer de maison de disques. Moi aussi, d’autant que les grandes firmes de l’époque signaient des contrats à tout va.


Quand l’auteur était chanteur… Robert Pico, écrivain prolixe, a traversé le show-business parisien dans les Sixties. Années joyeuses, insouciantes et irrésistiblement pétillantes. « Pété de thunes », titre de sa première chanson enregistrée, révèle des souvenirs bourrés d’anecdotes (parfois croustillantes), de surprises, de révélations, de secrets ! On y croise Delon, Bardot, Mouloudji, Audiard, Bourvil… Mais également les copains de Bob : Gainsbourg, Pierre Perret, Franck Fernandel, Mireille Darc et, plus particulièrement, Joe Dassin.
Musique et mots rythment un récit où l’intrigue frise parfois le polar tandis que les sensations se bousculent à la porte d’un lecteur parfois essoufflé, souvent chaviré, toujours charmé par ce virtuose du verbe.

"On trébuche sur des anecdotes croustillantes. On se cogne souvent à des expressions bourrées d'hormones : Un sacré personnage !"
La Dépêche du Midi.