jean-marc savary éditeur

LM083 : LA FOLLE QUETE DE L'OR

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LM083 : LA FOLLE QUETE DE L'OR

        L’or fascine l’humanité depuis la nuit des temps.

Conquêtes, esclavages, guerres, finances internationales, avidité à tous les étages, le précieux métal autorise tous les excès, ouvre la porte à tous les fantasmes.

Dans cette longue épopée relatée par Myriam Philibert, l’alchimie se taille la part du prince. Sa réalité opérative, ses faux prophètes, la haine colportée par les uns, les querelles de chapelles de tous, l’avidité en profil d’une fausse sagesse affichée… Rien ne manque pour évoquer le Dieu or. 
    

 

 

         Ces dossiers de Philosophie hermétique, égrenés en 83 numéros consistants, constituent une bibliothèque incomparable grâce à la Connaissance partagée par nos rédacteurs venus de tous horizons traditionnels. Je les remercie encore pour leur charité intellectuelle et suis heureux de ce banquet de l’esprit partagé, chaque année, par de plus en plus de lecteurs.

        
EXTRAIT :

Le métal solaire fait rêver les chercheurs d’or, les alchimistes, les rêveurs ou les curieux avides d’un magot aussi fabuleux que notoirement occulté. Faut-il croire aux balivernes des faiseurs d’or ? Faut-il se laisser tenter par le fallacieux mirage des orpailleurs qui écument, en vain, le sable des rivières, un fol espoir en main ? Faut-il partir aux confins du monde en quête d’un trésor aussi tentateur qu’illusoire ? L’archéologue avide dépouillera les épaves, violera les tombes, s’enthousiasmera pour des mythes, ravagé par une quête qui le ronge plus qu’elle ne l’exalte. Le mage dépérira dans sa cave obscure, usant ses yeux et ses nuits en un patient labeur dont le ciel n’osera pas le créditer, pour ne pas susciter haine et convoitise.Quant aux esclaves qui triment dans l’enfer aussi étouffant que brûlant des mines, à qui profite leur travail aussi titanesque que bafoué et avili ? À une poignée de nantis !

 

L’or ne paie pas, au niveau de la matière, tout au moins ! Seul l’imaginaire du conte peut le réhabiliter.Surgit alors de nulle part une mystérieuse cité d’or, à peine entrevue, à peine évanouie...

 

Ce n’était pourtant qu’un rêve,aussi futile que celui des chercheurs de trésors.

 

En quête de trésors cachés, je parcourais des pays inconnus, des royaumes chimériques; mais toujours le rêve me ramenait à une vallée fermée, aux flancs couleur de feu, incrustés d’escarboucles, où souffrant d’une soif ardente, je poursuivais la chèvre d’or. (Paul Arène, la Chèvre d’or)

 

D’aucuns, dans un élan enthousiaste, oublient contes et chimères trop puérils et se raccrochent à une mythologie sans âge où l’or solaire s’extirpe avec violence et autorité de la noirceur de la crypte matricielle ou des ténèbres originelles. De flamboyants soleils gravés sur le roc, des quêtes aventureuses aux confins du monde, qui propulsent les héros vers une toison brillante ou une ambre patinée, un culte solaire affirmé, et les fondements de la tradition postglaciaire s’érigent en dogme... Et au fond de leurs sépulcres aussi splendides que démesurés, les rois, parés d’un masque d’or et croulant sous le poids de lourds bijoux,défient l’éternité en s’identifiant à l’astre du jour.