jean-marc savary éditeur

LM073 : LES TABLEAUX ALCHIMIQUES DE CIMIEZ

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LM073 : LES TABLEAUX ALCHIMIQUES DE CIMIEZ

Dans une époque préoccupante à bien des égards, où la folie meurtrière des hommes se dope d'une crise économique gravissime, beaucoup pensent que la culture n'est que la dernière roue du chariot…

Pourtant, celle-ci s'avère le meilleur antidote contre la désespérance en replaçant l'humanité au cœur du débat! D'où l'importance de tenir le cap, de toujours publier des textes, d'expliquer combien la philosophie ouvre les portes de la Sagesse.

En ce sens, nous avons modifié le credo de la revue pour la recentrer dans l'axe de nos recherches. Contes, mythes, légendes sont modelés d'un hermétisme universel qui illumine la voie de l'éternel étudiant.

Ainsi dans ce numéro 73, donnons-nous un large éventail de l'art du récit arabe et Cambodgien. Le tout dans une nouvelle présentation! On évolue…

Puis, nous dévoilerons, en couleurs, les peintures alchimiques du monastère de Cimiez, détruites à ce jour par un obscurantisme récurrent. Myriam Philibert répond à Guy Tarade à propos du livre de Thot. Le calvaire de Carcassonne nous ouvre ses secrets symboliques.

Enfin, nous annonçons une superbe nouvelle qui prouve que, dans les pires instants, il faut persévérer et croire. La Bibliotheca Philosophica Hermetica d'Amsterdam nous livre une communication qui nous informe de son sauvetage définitif même si celui-ci engendre des sacrifices indispensables. Par ailleurs, Liber Mirabilis et la B.P.H entament désormais une collaboration encore plus étroite tant dans le domaine éditorial que dans celui des manifestations.

Ainsi, nous convions nos lecteurs au colloque «L'art de vivre ensemble» les 12 et 13 septembre 2012 à Toulouse. Votre revue vous y attend et vous invite à profiter d'un programme riche et international!

Alors, belle rentrée culturelle et préservons la flamme!


EXTRAIT DE : L'ART DU RECIT ARABE
 Avec l'affiche alléchante «l'Art arabe du récit», s'est tenue une soirée enchantée, dédiée aux splendeurs du conte, aux inépuisables récits des Mille et une nuits, à la ferveur de veillées émerveillées. La nuit est fraîche, noire et tentatrice. Les illuminations de Noël colorent de bleu les platanes. L'air frais invite à se réfugier dans la bibliothèque où a lieu la lecture. Tout y est intime et confiné, à tel point que les orateurs ont du mal à s'élever au-dessus du murmure, devant une assistance qui se serre et se presse, avide de s'emplir la tête de songeries ou de duperies toujours renouvelées.

Abdelfattah Kilito nous est présenté comme un professeur marocain, auteur et essayiste, spécialiste de littérature arabe classique et du récit conté. Il a enseigné dans les plus grandes universités, dont Princeton et Harvard, reçu plusieurs prix littéraires[1]et rédigé plusieurs ouvrages dont Dis-moi le songe (Actes Sud, 2010). Fasciné dès l'enfance par les Mille et une nuits, il a choisi trois extraits à notre intention, le prologue de ce classique, avec l'aventure de la splendide Scheherazade, un fragment de la trente-neuvième des Mille et une nuits, et la cinquième séance du Livre des malins, d'Al-Qâsim al-Harîrî. (Le Livre des malins - Séances d'un vagabond de génie, Phébus, 1992). Les textes sont lus par Sofia Teillet.


EXTRAIT : LES TABLEAUX ALCHIMIQUES DE CIMIEZ
 Alors qu'un Islam intolérant pourchasse les chrétiens partout dans ses zones d'influence, il est insoutenable de voir qu'un riche patrimoine est détruit au sein même des églises et des monastère par des tenants d'une fausse et ténébreuse doctrine qui se dit catholique !
Dans le monastère de Cimiez
[1], les franciscains avaient matérialisé sur les murs de leur petit musée un message hermétique.

Il y a quelques jours, alors que je désirais faire découvrir à des amis cet héritage du passé, j'ai constaté avec consternation que ces fresques avaient été recouvertes d'une épaisse couche de peinture blanche !

M'enquérant de la raison de ce "massacre" il me fut répondu qu'il y avait de l'humidité sur un mur... et qu'alors il fallait bien faire quelque chose. CQFD.

Comme l'a clamé saint Luc, la Lumière n'est pas faite pour être mise sous le boisseau. Ce matin, je vais donc vous faire découvrir ce que jamais plus vous ne reverrez : l'illustration de "la fin de notre monde matérialisée en images symboliques". Ces peintures ont très certainement été inspirées d'une carte du ciel dessinée par un astronome de génie, Nicolas Louis de Lacaille. Ce dernier ayant eu pour amis deux grandes figures de la prospection de la voûte étoilée, Cassini et Maraldi, natifs du comté de Nice, bien des choses pourraient s'expliquer sur la réalisation de ces œuvres aujourd'hui profanées.

EXTRAIT  DE : LE CALVAIRE DE CARCASSONNE II 
 Entrons donc dans ce bien étrange calvaire en franchissant le gigantesque portail forgé par l'Artiste Serre, serrurier de son état, et qui réalise une œuvre monumentale qui ne peut qu'impressionner le visiteur. Bel ouvrage, en vérité, et qui ne sera pas le seul conçu en commande pour les artisans du projet.

En effet, Serre édifiera aussi la «Croix de Cassini» qui, après bien des vicissitudes, finira sa course dans le jardin du chapitre de la Cathédrale Saint-Michel. Une lecture «alchimique» des symboles qui ornent cette sculpture frappe l'œil averti… Et je renvoie le lecteur à l'étude que j'en ai réalisée[1].

Revenons-en à notre seuil d'entrée où, quittant la rue, nous nous retrouvons dans un havre paradisiaque. Calme et sérénité y règnent en maîtres incontestés tandis qu'une statue de Marie portant l'enfant à bras grands ouverts nous accueille… Marie? C'est ce qu'on nous indique sur le socle… mais en examinant la statue de plus près, on découvre une longue chevelure dénouée.


Signe d'abandon à Dieu, élément de force vitale[2]… Certes, mais cette coiffure est traditionnellement réservée à…
Marie-Madeleine dans l'iconographie chrétienne!



[1] Carcassonne, citée sacrée, éd. Liber mirabilis 2010.

[2] Pensons à Samson…

 

 



[1]Nice



[1]Prix du Maroc du livre, Prix du Rayonnement de la langue française, Prix Sultan Bin Ali Al-Oweis