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jean-marc savary éditeur

2- TOUT A COMMENCE A SANTORIN - Claire CROS-JOULIA

22,00 EUR
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2- TOUT A COMMENCE A SANTORIN - Claire CROS-JOULIAAlors  que Santorin  se  reconstruit  après  le
tremblement de terre de 1956 et s’ouvre doucement
au tourisme, une jeune française, au destin tout tracé
dans le pays viticole  des Corbières, se trouve mêlée à
celui  de  l’île  de  Santorin  dans  les  Cyclades.  Elle  y
trouvera refuge dans la solitude avant que la vie ne lui
offre un avenir lumineux.

EXTRAIT :

Nous  embarquâmes  le  lendemain, avec  Alexia,  au  port  du
Pirée  sur  un  imposant  ferry  pour  faire  le  tour  des  îles
grecques. La découverte des Cyclades fut une révélation pour
moi : j’étais infiniment séduite par la beauté troublante de ces
petites îles aux constructions typiques. Je fus émerveillée par la
vie  paisible  des  îliens,  si  différents  des  Grecs  affairés
d’Athènes pris  dans la  circulation  échevelée  de  cette  grande
ville. Dans ces ruelles sans voiture, les maisons cubiques d’un
blanc  velouté, très pur, surplombaient  la mer d’un  bleu inso-
lent et  profond.  Au  centre  des  petits villages on  découvrait
souvent  des chapelles  blanches  embellies de  bignones aux
clochettes  éclatantes.  Elles  abritaient  des  icônes  aux  expres-
sions  rigides, entourées, même pour  les  plus  discrètes de  ces
chapelles, d’une quantité d’ex-voto et de lumignons argentés et
baignaient  dans  l’odeur de miel  des bougies.  Les  allées des
villages, pavées de marbre, étincelaient sous le soleil et souvent
un kafénion sur les places invitait les passants à se désaltérer.
Le verre d’eau y était offert avec le sourire et très souvent une
cuillère  de  miel, plongée dans  le  verre, accompagnait  l’eau
fraîche.  Nous  y  prenions  aussi  un  café  contre quelques  pié-
cettes. Leurs modestes  tables  et  chaises  de  bois bleu, pim-
pantes, toujours fraîchement repeintes, étaient émouvantes de
rusticité. Les  bougainvilliers, tapissant  les  murets,  croulaient
sous  les  fleurs  vives égayant  les  terrasses. La  mer, toujours
proche,  car  les  îlots n’étaient  pas grands,  dévoilait de minus-
cules  criques  servant  de  ports et abritant des  caïques ou
quelques voiliers  encore  peu  nombreux.

"Dans ce roman, l'auteure invite le lecteur au voyage."
La dépêche du Midi